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Jet lag, Pho et Ambiance locale

Après vous avoir quittés hier soir, nous décidons de nous coucher de bonne heure afin de récupérer de la fatigue accumulée pendant le voyage. C’était sans compter sur les heures de passage de la police locale: à 23h, j’entends quelqu’un qui frappe à notre porte.

Je décide d’ignorer et de rester blottie dans les bras de Morphée, mais la personne insiste. J’ouvre alors, d’un air mi-endormi mi-« what-the-fuck » et aperçois le timide garçon de la guest house: « Sorry, can I have your passports for just 5 minutes ». Mais c’est qu’ils en veulent à nos passeports ici?! « Everybody is asleep here, it’s late, come back tomorrow ok? » Il insiste. Il se trouve qu’au Vietnam, la police vient vérifier dans tous les hotels que les touristes soient bien en possession d’un visa valide et conforme. Et ils passent tous les soirs pour voir si les nouveaux arrivants sont en ordre. Ce n’est pas ici qu’on oubliera les règles, c’est certain!

Heureusement, cela ne nous a pas empêché de passer une bonne nuit. Mais qu’elle fût courte pour moi! Réveil à 4h30 du matin, alors que les autres dorment encore paisiblement malgré le chant du coq. Souffrirais-je de jet-lag ou bien? Ha, et puis c’est quoi ces douleurs dans la nuque et les hanches, là! J’ai l’impression d’être passée au rouleau compresseur! Après avoir révisé la liste de toutes les choses qui pourraient nous poser problème, je décide de me fier à mon instinct: je voulais apprendre à lâcher prise et faire confiance à l’Univers, c’est donc parti pour 15 minutes de méditation matinale, guidée sur le thème de la patience, suivi d’une petite séance de yoga improvisée entre la salle de bain et la porte d’entrée. Et puis j’essayerai bien la douche tiens, j’ai les cheveux qui commencent à se transformer tout doucement en dreadlocks, ce ne serait pas du luxe. Mais gros problème, je n’ai pas de shampooing. Qu’à cela ne tienne, j’ai vu Koh Lanta suffisamment de fois pour ne pas m’attacher à ce genre de chose. A la guerre comme à la guerre, je passe le savon dessus et j’achèterai du shampooing plus tard. La température de l’eau de la douche peut être réglée sur soit glacé, soit froid. Par 35°, j’imagine que c’est agréable, mais avec l’air conditionné, j’avoue que je n’y suis pas resté longtemps. Je file sous la couette me réchauffer avec un bon bouquin le temps que mes chéris se réveillent. Le coq chante toujours, et j’entends Alex parler de meurtre dans son sommeil…

Sauf que je me suis endormie aussi, et nous nous réveillons tous ensemble vers 12h30, l’estomac qui miaule, tiraillé par la faim! On se met vite d’accord pour le petit resto du coin de la rue repéré la veille. La carte est variée, et même s’ils proposent des plats « western », nous décidons que l’immersion, c’est tout de suite. Anaïs se laisse tenter par une crêpe vietnamienne – sorte d’omelette fritte aux légumes, Alex choisit des nems et des nouilles aux tofu, et je me lance pour un Pho, dont j’ai entendu tellement d’éloges que je ne pouvais remettre sa découverte à plus tard. Et à juste titre! Le Pho, c’est comme une soupe, avec des nouilles et des légumes. Parfois de la viande pour les omnivores, pour moi c’était du tofu. Et c’était une tuerie! Sain, simple, frais, juste délicieux! Prix total de l’addition? 10$ (250.000 dongs), boissons comprises.

Au moment de payer, le ciel a décidé d’exploser de rire et, pardonnez le belgicisme, il se met à pleuvoir comme vache qui pisse. Il n’y a rien à faire à part attendre et contempler la rue, tout en lisant les messages spirituels inscrits sur les murs de la cantine. La propriétaire nous propose une bière locale offerte. Mais la pluie a cessé et nous lui demandons de nous la garder pour ce soir. Larges sourires, elle a compris qu’elle a gagné des clients sur le long terme…

De retour à la chambre, il est déjà temps pour Alex de se remettre à travailler. Anaïs et moi décidons de nous y mettre également – j’ai bien envie de voir ce que ça donne, l’école en voyage. On lit deux histoires en anglais, on chante une chanson, on écrit les lettres de l’alphabet, on dessine des étoiles et on joue. Mais au bout de deux heures, on s’ennuie et on veut sortir. Et puis, j’ai besoin de shampooing moi! Nous sortons donc nous aventurer toutes les deux pour la première fois. Quel bonheur d’être dehors! J’adore l’ambiance locale. Autant Bangkok m’avait parue grandiloquente et intimidante, autant Ho Chi Minh est à taille humaine, grande et vrombissante, certes, mais accessible, accueillante. Nous entrons dans une petite boutique où nous avions acheté du dentifrice Colgate la veille pour 20.000 dongs (1$), et je ne sais pas pourquoi nous imaginions que le shampooing ne devait pas coûter beaucoup plus cher. Erreur! 97.000 dongs pour le moins cher (4$). Proportionnellement au coût de la vie, ça nous semble un excès, et nous décidons de chercher ailleurs. De toute façon, je n’ai pas pris assez de liquide avec moi. Un peu plus loin, nous apercevons un parc et décidons de nous y rendre. Seul problème; c’est de l’autre côté du boulevard. Il faut donc traverser, et même s’il y a un passage pour piétons, ce n’est pas une mince affaire. Je scrute un côté, puis l’autre, dans l’attente d’une opportunité. Puis j’observe et me décide à suivre les locaux. S’ils traversent, je n’ai qu’à traverser avec eux! Ma stratégie fonctionne, même si on dirait que les automobilistes et les motocyclettes vont nous foncer dessus, ils s’arrêtent ou dévient leur chemin. Nous rigolons d’excitation! Nous sommes de l’autre côté! Youpie! On peut maintenant explorer un nouvel endroit.

C’est que c’est remplis de gens ici! Des hommes, des femmes, des enfants, des anciens. Mais que font-il? Du sport! Ils jouent au badminton, un petit garçon fait du skateboard, un jeune homme s’entraîne à un art martial que je n’ai pas assez d’expérience pour identifier, certains font du tai-chi, d’autres du yoga. Je vois un homme d’une soixantaine d’années sur une jambe, l’autre levée en l’air qui tente de rester immobile. C’est assez impressionnant. L’ambiance est décontractée et agréable. Tout à coup, de la musique pop retentit de haut-parleurs invisibles et plusieurs groupes de femmes entre 20 et 90 ans se mettent à gigoter en rythme. Les escargots, eux, sont également de sortie, et continuent leur chemin, nonchalants sur leurs pierres fraîchement humides. Anaïs, qui a bien retenu sa leçon sur la faune tropicale, me signifie de ne pas marcher dans l’herbe car il s’y cache peut-être des serpents, et de ne pas trop m’approcher de l’eau car elle y a aperçu des « crocro-diles» entre les nénuphars.

Prudemment donc, nous rentrons à l’hôtel pour dire à Alex qu’on a faim. Je reçois un message What’s App de Liu, agent immobilière que j’avais contacté quelques mois avant notre départ. Elle me demande si nous sommes bien arrivés et si nous sommes en forme pour démarrer nos recherches de logement. Nous convenons donc d’un rendez-vous pour demain matin dans le District 2. Ho Chi Minh est divisée en 19 districts, un peu comme les 19 communes bruxelloises, et le D2 est un endroit un peu plus calme et reculé que le D1 où nous sommes actuellement. C’est aussi là que se trouvent le quartier Thao Dien dont nous avons entendu beaucoup de bien quant au niveau de vie. Il sera donc temps de découvrir le quartier et certaines de ses habitations – qui sait, peut-être même la nôtre!

Mais pour l’instant, de retour à notre « cantine », où notre bière promise s’est transformée en deux (un gratuite pour chaque tranche de 100.000 dongs dépensés en repas vietnamiens – c’est un bon moyen de promouvoir la cuisine traditionnelle, vous ne trouvez pas?) Ce soir, ce sera tofu frit et champignons à la sauce tomate et nouilles blanches aux légumes pour la demoiselle, qui aura bien mérité sa glace – elle aussi locale: banane gelées, lait de coco, petits bouts de cacahuètes. Un dessert pas trop sucré comme les parents les aiment! Total de la note: 215.000 dongs (8$)

La fatigue de toutes ces découvertes se fait déjà sentir, et mon dos toujours autant courbaturé pleure pour un bon massage. Pas question ici de faire ma « touriste de luxe », car en Asie, c’est presque un droit fondamental de prendre soin de son âme et de son corps. Demain donc, j’irai confier mes douleurs dans un salon, et nous tenterons également de trouver un carte de téléphone locale, histoire d’avoir accès à la 3G et de ne plus dépendre entièrement du wifi de la chambre….

La suite des aventures, très vite! A bientôt!

1 thought on “Jet lag, Pho et Ambiance locale”

  1. Coucou les enfants,
    continuez à nous nourrir de vos débutantes et belles aventures 👍
    Bisous spécial de papy à sa petite Grenouille 🐸

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